En suivant ma méthode habituelle de sélection rigoureuse des livres à la bibliothèque (c'est-à-dire rigoureusement au hasard)*, je suis tombée sur "La chambre bleue" de Georges Simenon. Et je n'ai pas regretté mon choix. L'intrigue psychologique est habile et bien écrite, bien sûr. Mais ce qui m'a plu surtout, c'est la description minutieuse, de l'intérieur, de la vie au début des années 60.
Ce livre sent les cadeaux bonux et sonne comme une publicité pour les pâtes. Simenon emploie des mots désuets, des mots qui sentent gentiment le moisi, comme soulier, fillette, paletot, épicerie. Il évoque un mode de vie qui semble à des années-lumière de notre vie d'aujourd'hui : la femme du héros fait sa lessive le lundi, comme toutes les femmes du village (accrocher son linge dehors un autre jour que le lundi serait la preuve d'une vie dissolue) et passe sa journée de mardi à faire le repassage ; elle va tous les jours chez le boucher ou chez le charcutier pour préparer son déjeuner.
Ce livre sent les cadeaux bonux et sonne comme une publicité pour les pâtes. Simenon emploie des mots désuets, des mots qui sentent gentiment le moisi, comme soulier, fillette, paletot, épicerie. Il évoque un mode de vie qui semble à des années-lumière de notre vie d'aujourd'hui : la femme du héros fait sa lessive le lundi, comme toutes les femmes du village (accrocher son linge dehors un autre jour que le lundi serait la preuve d'une vie dissolue) et passe sa journée de mardi à faire le repassage ; elle va tous les jours chez le boucher ou chez le charcutier pour préparer son déjeuner.
